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Inferno SanglanT Le Samedi 28 Octobre, vous êtes conviés au Grand Show des Inferno ! Inscription auprès d'Arrelia !!!

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 Le Scribe Infernal Acte I

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DarkPhenyx
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MessageSujet: Le Scribe Infernal Acte I   Sam 22 Juil - 19:16

Nouveau Jeu proposé par un Inferno... Razz

Ce jeu aura pour but de tester vos compétences en écriture et de faire partager de potentiels talents, mais avant tout, de vous amusez !!! Very Happy

Toutes les Deux Semaines, le dimanche, un thème vous sera proposés et vous devrez rédiger une oeuvre d'art littéraire. Au bout du temps imparti, chacun lira les écrits et les confrontera pour élire le meilleur selon vous.

Les thèmes pourront être de différentes formes (un rêve, la mer, une épopée fantastique, un combat …) mais pourront également avoir un style imposé (poésie, nouvelle … ou bien totalement libre).

L'écrit remportant une semaine choisira le thème de la suivante. Ainsi le vainqueur de chaque édition aura ainsi le choix du thème et décidera s'il impose, ou non, un style.


Vous donnerez un Titre à votre Oeuvre (celui ci sera utilisé pour reporter votre texte dans les votes ^^)





Scène 1 :

Thème :  Arrivée chez les Inferno …
Style : Libre !
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Etsukko

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Sam 22 Juil - 20:52

Ôde à ty biscuit


Errant sur la terre rouge brûlée,
Enjambant les cadavres décimés.
Les cendres et les braises encore chaudes,
Ainsi que les poussières immondes,
Recouvrant l’ancien champ de bataille.
Tout n’est plus que carnage et damnation !
Sang s’étant répandu à profusion….
Jadis une armée finis en bétails,
Vaincu par l’énorme magie d’un bâton
L’enfer à désormais enfin un nom :
Inferno Sanglant !!
engagée toujours et à jamais
aux cotés de mon cher Darkounet!Wink



ps : désolée du sobriquet ty biscuit mais il fallait que ça rime
*commence à fuir *



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Myaluni

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Sam 22 Juil - 20:55

Reprise du service

Il pleuvait sur la ville d'Ynéa depuis plusieurs jours. On aurait dit que tout les dieux pleuraient tellement il était difficile de voir où on marchait; tous les habitants avaient désertés les rues. Pourtant, une silhouette encapuchonnée avançait calmement dans les rues au milieu du déluge. De ce que laissait entrevoir sa pèlerine, il s'agissait d'une jeune femme dans la fleur de l'âge, élancée, un pas souple. On pouvait tout de suite reconnaître une gardienne des âmes grâce à la lance accrochée à son dos, qu'elle semblait porter comme si elle ne pesait rien.
 La jeune femme s'arrêta devant une taverne éclairée et bruyante. Son ventre se mit à gargouiller quand elle sentit les effluves de viande rôtie et de pain tout juste sorti du four. Après être restée si longtemps isolée, son ventre sautait de joie à l'idée de se nourrir copieusement. Elle resta quelques instants devant la porte, savourant les derniers instants sous la pluie, un élément qu'elle adorait. Elle leva la tête pour que les gouttes atteignent son visage, laissant voir un visage de couleur rouge, un petit nez fin et des yeux d'une couleur blanc-bleu, sans pupille. Myaluni s'arracha à la délicieuse averse et entra dans la taverne bondée. A peine était-elle entrée qu'elle eût envie de s'en aller. Le lieu était bondé, on voyait à peine le sol tellement il y avait de monde. C'était le genre d'endroit qu'elle détestait, trop de personnes, trop de bruit, une odeur de sueur et d'alcool se mélangeant à l'odeur de la nourriture. En bref, un endroit qui pouvait vite devenir infernal.
 Myaluni repéra cependant une place, entre un énorme barbu prenant quasiment deux chaises à lui tout seul, et un chevalier qui aurait du mal à arrêté le moindre voleur tellement il était saoul. Tout ceux qui n'aimaient pas la pluie se rejoignaient ici pour prendre une pinte, ou plus si affinité. Au moins, le tavernier aura vite fait son chiffre d'affaire, pensa-t-elle en le voyant virevolter derrière son comptoir. La jeune femme slaloma dans la foule pour atteindre sa place tout en enlevant sa capuche, qui découvrit de courts cheveux d'un blanc laiteux, voyant avec un petit sourire les gens s'écarter devant elle. Cela faisait longtemps qu'elle s'était retiré de ses activités de gardienne, mais personne ne le sachant, on s'écartait d'elle pour lui laisser le passage avec déférence. Voir ça lui fit repenser à ce qui la faisait venir à Ynéa, une nostalgie dont elle se pensait débarrassée. Dans la hutte qu'elle s'était fabriquée, loin de la civilisation, des rêves s'étaient invités de temps en temps, des souvenirs du passé, où elle combattait pour préserver l'équilibre du monde, l'appel du champ de bataille, le sang des ennemis versé. Elle avait tenu bon pendant un an, avant de polir la lame de sa lance, qui lui servait pour la chasse et pour les entraînement, qu'elle n'avait pas abandonné, et de se rendre à la capitale. Elle ne regrettait pas son choix de s'être isolé, elle revenait avec une nouvelle détermination et l'envie de combattre tout ce qui se mettrait en travers de son chemin.
 Soudainement, le chevalier fit un grand geste du bras, qui cueillit Myaluni en plein visage. Sa chaise se renversa et elle s'affala par terre. Tout le monde s'esclaffa, trop saoul pour craindre une gardienne. Le chevalier se retourna sur sa chaise avec un grand sourire.
"Scuzez moi mademoiselle, mais je ne vous avais pas vu, faut dire, vous êtes aussi fine que la raie d'une pucelle !"
 Et il s'esclaffa encore plus, suivi de toute l'auberge. Myaluni se releva calmement, essuyant d'un revers de main la crasse qui s'était accroché à ses vêtements, montrant clairement la lance dans son dos.
"Oh mais c'est que la petite est une gardienne !" reprit le soldat. "Faut m'excuser, mais au lieu de vous prélasser dans une auberge, vous devriez pas être sur le champ de bataille ? Et on se demande pourquoi on subi des défaites dans le nord..."
 Elle le regarda le plus calmement du monde avant de lui prendre violemment la tête et de la heurter sur le comptoir. Un craquement se fit entendre et tout le monde se tût. La gardienne se pencha à l'oreille du soldat, encore conscient malgré le choc grâce à son casque.
"Sache que la raie de pucelle pourrait t'éclater d'un clin d'oeil." lui dit-elle d'une voix suave d'où perçait une pointe de menace facilement perceptible. "Et penses-tu pouvoir tenir Ynéa si les ennemis débarquaient maintenant ? On pourrait se souvenir longtemps du soldat, trop bourré pour pouvoir tenir son épée, mort minablement et dans le déshonneur."
 Les paroles eurent l'air de faire leur effet. Elle lui lâcha la tête, et le soldat se leva.
"Je...je crois que je vais y aller." réussit-il à répondre mollement, encore sonné.
 On le vit tituber jusqu'à l'extérieur et sortir. Myaluni se retourna et sortit une petite bourse, qu'elle tendit au tavernier, médusé.
"Tenez, c'est pour les dégâts causés au bar, pour un repas chaud, et pour une chambre."
 L'homme accepta la bourse et s'affaira au plus vite pour la servir. Tout le monde s'écarta d'elle et plus personne ne vint l'embêter.

 Myaluni se réveilla tôt, comme à son habitude. Elle regarda au travers de la fenêtre de sa chambre et vit que la pluie s'était un peu calmée. Des effluves de repas montaient déjà de la salle principale, ce qui réveilla son estomac, qui avait déjà digéré celui de la veille. Elle s'habilla rapidement et descendit. Le tavernier l’accueillit prestement, craignant de devoir encore faire des réparations, et lui servit du pain tout chaud, un cruchon de lait et du beurre. La jeune femme savoura ce repas avant de laisser quelques pièces sur la table et de sortir du bâtiment. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas rendu ici, il lui fallait reprendre ses repères. Elle marcha pendant plusieurs minutes en direction du centre, avant de voir le bâtiment qui l'intéressait. Le centre de recensement des guildes était un grand bâtiment en brique sombre, chichement éclairé, un petit écriteau indiquait sa fonction. Si elle voulait se relancer dans la bataille, il lui fallait s'intégrer à un réseau pour savoir où en était la situation, savoir où aller, ou qui devait être descendu, et quoi de mieux qu'une guilde ? Elle pénétra à l'intérieur et s'adressa au gestionnaire derrière son bureau.
"Bonjour, sauriez-vous si des guildes recrutent, dans le coin ? Ça fait un petit bout de temps que je suis solitaire, et je voudrai me réintégrer."
 Le gestionnaire la regarda et consulta son registre.
"Si vous le voulez bien, vous pouvez vous rendre dans la salle à votre gauche. Les guildes qui recrutent envoient souvent des émissaires pour leurs annonces, c'est dans cette salle qu'ils sont."
 Myaluni le remercia et se rendit dans la salle indiquée. Une fois entrée, elle vit des petits groupes de personnes devant différents stands. Derrière chacun se tenait un homme ou une femme, vantant la guilde à laquelle ils appartenaient. Il y en avait moins d'une dizaine, mais chacun avait un petit groupe compact, qui posait des questions ou écoutait tout ce qui se disait. Il y avait aussi quelques électrons libres, qui déambulaient entre les différents stands. Mis à part un seul. C'était un petit stand installé dans un coin, avec derrière une jeune femme, une mèche de cheveu dans la main, les pieds sur la table. Tout ceux qui passaient à côté avaient l'air de faire un détour, comme si la jeune femme était une pestiférée. Elle lui plut tout de suite, contrairement aux autres, qui criaient pour attirer les intéressés, qui essayaient de grapiller le plus de gens possible aux autres guildes. Alors que la femme restait calme, malgré le vide devant elle. Elle se fichait bien de savoir qu'on l'évitait, elle attendait simplement les bonnes personnes. Myaluni attrapa le bras d'une personne qui passait près d'elle.
"Dites, vous savez quelle guilde représente cette femme dans le coin ? Il n'y a pas l'air d'avoir du monde à la porte.
- Ah, vous parlez des Infernos Sanglant ? C'est une belle guilde de tarés, c'est pourquoi personne ne les approche. Ils disent être sous les ordres d'Hadès, le dieu des morts, et pour répandre le sang, ils sont pas en reste. Si vous les voyez sur le champ de bataille, gardez les à l'oeil, ils pourraient vous mettre un coup dans le dos juste pour amour du massacre, de vrais fous !"
 L'homme repartit en secouant la tête. Des fous amoureux de la mort, voilà qui paraissait intéressant. Beaucoup de paires d'yeux la scrutèrent quand elle s'approcha du stand des Infernos, mais elle s'en moqua. En la voyant arriver, la jeune femme retira ses pieds et lui sourit.
"Je m'en doutais, que vous alliez venir me voir. Rien que votre couleur de peau fait penser au sang, vous deviez forcément aimer le chaos."
 Elle avait vu juste. On lui avait souvent répété, au vu de certains de ses actes, que l'on qualifiait de barbare, qu'elle aimait se baigner dans le sang, et que celui-ci avait donné à sa peau cette couleur rouge.
"Vous me plaisez bien, où est-ce que je signe ?" dit-elle avec un sourire en coin.


Dernière édition par Myaluni le Dim 30 Juil - 16:51, édité 3 fois
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Emmalynna

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Lun 24 Juil - 13:12

Serment d'un damné

Qu'est-ce que je fais ici ? De puis combien de temps, je tarde à partir de ce clan maudit ?
Je ne sais plus si c'est le discours d'un mage complètement fou, les yeux doux d'une archère devenue princesse d'un royaume lointain, ou une sœur inconsciente de la menace qui m'a fait les rejoindre, seulement aujourd'hui, je m'interroge. Pourquoi suis-je resté ?
La mort, la désolation et l'Enfer règnent en leur monde. Bataille après bataille, je marche aujourd'hui, sur un tas de cadavres mutilés. Femmes, enfants, vieillards, aucun n'est épargné. Le désastre se résume par les flammes et le sang versé. Dans cet univers où la loi du plus fort domine de loin, j'ai vu la folie et la destruction. J'ai accompagné ces monstres jusqu'aux portes d'un lieu qui me trouble, je les ai suivis durant leur procession macabre et vu leur barbarie. J'en ignore la raison mais je prie, jour et nuit, pour que de malheureux innocents ne croisent pas leur chemin. Ces démons sans cœur saignent à volonté les créatures les plus faibles, les plus stupides qui oseraient entraver leur route. Peu importe vos motifs, peu importe qui vous êtes, ils n'ont aucune pitié à votre égard. Ils n'ont aucun endroit de prédilection, ils vagabondent où leur instinct les pousse. J'ai voyagé à leur côté dans des déserts arides, des montagnes glacés, des vallées embrasés et contemplé leur soif impétueuse d'extermination.
Par un coup du sort, je les ai aidés. J'ai tué et martyrisé des individus plus faibles que moi. Que le dieu qui gouverne ce monde, m'en punisse. J'ai fracassé des crânes, perforé des poitrines, arraché des membres et foudroyé de vulgaires soldats. Pourquoi eut-il fallu que mon esprit ne soit dirigé par les caprices d'une guerrière puis par un chef belliqueux qui m'auront incité à agir de la sorte.
Pourquoi fus-je donc demeuré en ce clan de conquérants, jusqu'au bout ? Pourquoi fus-je présent le jour où ces derniers, délirant, s’entre-tuèrent et se dévorèrent les uns les autres ? Bêtement, j'ai choisi un camp ce jour-là, peut-être, était-ce une erreur. J'ai assisté à l'exil de ces perdants et le déclin de ce groupe farouche de tueurs-nés.
Cependant, aujourd'hui, quelque chose a changé. L'idée même m'en perturbe. Le sang, la destruction et les flammes me ravissent. Les cris de douleurs et de peurs des victimes que j'assassine, me procurent une douceur infinie. Que m'est-il arrivé ? Pourquoi ai-je tant de plaisir à massacrer et à blesser, alors qu'hier encore, j'en avais des nausées. Les démons que je voyais la veille, sont devenus mes camarades et les victimes des dangers à annihiler. Je partage leur goût de la torture, leur sentiment d'exaltation lorsque j'éventre ces individus sans défense ou ces créatures ignobles qui se prétendent protecteur de la vérité. Je n'ai plus de scrupule à achever de mon arme l'homme qui m'implore pitié.
J'ai compris désormais. Je connais la raison de ma présence en ce clan de démons. Leur voie est la mienne et la mienne est la leur. J'appartiens à leur fratrie et je promets d'être leur bouclier. Sans que je m'en sois rendu compte, ils m'ont soutenu. Il est de mon devoir de leur rendre. Je suis devenu ce que je rejetais, sans regret. Ces hommes, ces femmes, peut-être, commettent-ils des fautes, des péchés. Je les suivrai tout de même et je fais le serment que par ma lame et par mon âme, je ferai brûler les terres de nos ennemis. Je ferai couler le sang de ces rivaux, de ces fieffés coquins, sans merci. Toute ma vie, je la déduis à mes compagnons et je les protégerai de tout ce qui se révélera hostile à leur salut.
Craignez notre courroux. Craignez notre Seigneur, notre Dieu et puissiez obtenir sa grâce. Hadès vous pardonnera sûrement. Sachez, en revanche, que nous autres, ses fidèles ne vous l'accorderont jamais ! Nous avons juré que, par le feu, par le sang, nous seront, à jamais, son armée ! Nous sommes les Inferno Sanglant !

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Aziah

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Dim 30 Juil - 12:18

Je clignai des yeux, le flash de lumière bleue au passage du portail m’ayant momentanément aveuglée. Rapidement cependant, je recommençai à voir distinctement le lieu où je me trouvais : Bernica. Comme à chaque fois que je venais dans la capitale, je fus un instant désorientée par le bruit et l’agitation qui y régnait. Comme tout cela était différent du refuge que je m’étais construit dans les Mornes Plaines !

Je ne m’attardai guère à admirer les beautés de l’architecture de la ville : j’avais seulement envie de rentrer chez moi le plus rapidement possible. Je saluai donc l’aide du portail et me fondit au plus vite dans la foule bigarrée de la capitale. Je me dirigeai vers la boutique de maître Pontanel, l’alchimiste le plus réputé de la ville. Je savais qu’il m’attendait avec impatience et que sa boutique m’offrirait un instant de répit dans la cohue de la capitale.

En effet son accueil fut des plus enthousiastes : « Aziah, enfin, je vous attends depuis des lustres… ma réserve d’herbes est au plus bas et vous connaissez l’importance de mes huiles et élixirs pour les gardiens des âmes. Vous ne savez sans doute pas que… » Le petit homme replet et à l’air malicieux était toujours aussi volubile et je me laissai un instant bercée par le flot incessant de ses paroles. Il me mit au fait des derniers événements et des derniers potins dont bruissait la ville. Après plusieurs mois de solitude, cette avalanche de paroles était aussi agréable qu’étourdissante.

Je sortis ensuite ma précieuse récolte de ma besace : herbes du désir, herbes irradiantes... Maître Pontanel reconnut la qualité des produits que je lui proposais et nous convînmes d’un bon prix pour l’ensemble. Il m’offrit de goûter à la dernière liqueur qu’il venait d’inventer pour sceller notre accord. Cette liqueur, à base de citron, de menthe et d’autres ingrédients dont l’alchimiste gardait jalousement le secret, était excellente : nul doute que cette nouvelle boisson qu’il avait appelée « Mojito » aurait un grand succès dans les tavernes de Bernica !

Une fois mon verre fini, l’alchimiste, un peu gêné, me demanda un service : « Aziah, je vous ai dit que ma plus jeune fille vient d’avoir un fils. Ce que je n’ai pas précisé, c’est qu’il est gravement malade. Il a contracté la peste bleue… Je peux concocter une potion de guérison pour lui mais il me manque certains ingrédients qui sont particulièrement difficiles à obtenir. Il me faut de l’herbe sanglante et de l’herbe infernale. Vous seule êtes capable de me rapporter ces herbes, vous saurez affronter tous les dangers et vous connaissez les incantations nécessaires ! Accepteriez-vous de collecter ces ingrédients pour moi ? »

Pontanel savait qu’il me demandait bea ucoup, pas tant à cause de la difficulté de récolter ces herbes qu’à cause de l’un des lieux où il me faudrait me rendre pour les cueillir. L’herbe infernale poussait dans les grottes de lave du mont Oedrir. C’était un lieu dangereux mais la mission ne me semblait pas particulièrement difficile.  Par contre, l’herbe sanglante poussait à foison dans les plaines d’Inéa et ce lieu paisible était celui que je redoutais le plus. J’y avais perdu les membres de ma guilde : tous étaient morts là-bas pour défendre la ville. J’avais été la seule rescapée et si j’avais guéri de la blessure infligée par une flèche empoisonnée, je le devais à Pontanel. Je ne pouvais vraiment pas refuser d’accéder à la demande de l’alchimiste. J’acceptai donc de lui fournir les ingrédients qu’il désirait pour sauver son petit-fils.

En sortant de son échoppe, je fus interpellée par une gardienne des âmes, une archère, tout comme je l’avais été autrefois : « Gardienne des âmes, pourquoi ne portes-tu pas ton arc ? Je vois les insignes de ta guilde et je sais reconnaître une archère quand j’en croise une, où est ton arme ? » De son index, elle pointait le tigre surmonté d’une couronne qui était l’emblème de ma guilde décimée. J’avais renoncé à être une gardienne des âmes mais je n’avais pu me résoudre à enlever l’insigne. Elle ajouta : « Je me nomme Tranael, je suis la recruteuse de ma guilde, les Inferno Sanglant, si cela t’intéresse, nous cherchons de nouvelles recrues. Ton aspect un peu mystérieux m’intrigue et je sens que tu peux faire partie des nôtres. » Elle me montra alors son propre insigne : un chien à trois têtes, Cerbère, encadré de flammes. Je la remerciai en lui disant que je n’étais pas intéressée et que j’avais renoncé à porter l’arc pour me consacrer à la récolte.

Après l’avoir quittée, je franchis de nouveau le portail et me retrouvai dans les Mornes Plaines. Ma monture, un superbe tigre fantôme, m’avait patiemment attendue. Je l’avais laissé là par souci de discrétion : seus les gardiens des âmes chevauchaient une telle monture. Malgré cela, les yeux perçants de Tranael avaient su détecter en moi l’archère que j’avais été. Je chassai l’archère aux cheveux bleus de mes pensées pour regagner ma maison au plus vite. Il me fallait préparer mon matériel pour accomplir la mission que m’avait donné Pontanel. Je voyagerais léger mais je ne pourrais me passer de mon équipement de gardienne des âmes pour affronter les monstres de feu tapis dans les grottes de lave en fusion du mont Oedrir. Je dégageai donc la cachette que j’avais aménagée dans l’âtre de ma cheminée pour y récupérer mon matériel. Une certaine émotion me saisit quand j’empoignai mon arc, compagnon de tant de combats. Fugitivement, je revis les visages de mes compagnons disparus.

Le lendemain, je partis pour Vinéa grâce au portail de téléportation. Je commençai par l’herbe infernale. Malgré la chaleur accablante et les golems de feu, la récolte de cette herbe ne me posa pas de problème notable. J’éprouvai même un certain plaisir à tendre mon arc et à entendre siffler mes flèches pour tuer les monstres qui m’attaquaient. D’une certaine manière, je me sentais comme « entière » avec mon arc en main. Le plus dur m’attendait : affronter mes souvenirs dans les plaines d’Inéa et réussir la récolte de l’herbe sanglante. En effet, celle-ci devait être recueillie à un moment précis de la nuit et rendue inoffensive par des incantations magiques, sinon le récolteur pouvait devenir fou à cause de son maléfique pollen rouge. Je passai la nuit sur le mont Oedrir, reculant ainsi l’échéance !

Après avoir pris un frugal petit-déjeuner, j’empruntai de nouveau un portail et arrivai dans les plaines d’Inéa. Aussitôt, je fus assailli par les souvenirs de la bataille meurtrière qui s’y était déroulée. Ma guilde était reconnue pour ses compétences en tant qu’avant-garde et fournissait de talentueux  éclaireurs. Nous étions donc cinq compagnons partis pour repérer les positions des ennemis. Cependant, au lieu de rencontrer l’avant-poste auquel nous nous attendions, nous avions débusqué la plus grande partie de l’armée adverse. Nos ennemis avaient avancé beaucoup plus rapidement que prévu. Notre chef, un guerrier du nom d’Herakie, envoya le plus rapide et le plus furtif d’entre nous, Kalisto un rôdeur, pour prévenir Inéa au plus vite. Nous observions l’immense armée qui nous faisait face quand celle-ci commença à se mettre en marche : la bataille allait commencer et nous étions quatre gardiens des âmes face à des milliers de soldats !

Nous battîmes retraite mais nous fûmes découverts rapidement. La première à tomber fut Cristal, l’aéris compagne du chef. Celui-ci rendu furieux tua de nombreux ennemis avant de succomber sous leurs coups. Il ne restait plus que Hyuga, la barde et moi… Je ne vis pas ce qui lui arriva car je fus frappée par une flèche. En tombant sur le sol, je dus m’assommer car je perdis conscience. Cependant, Kalisto était arrivé à temps pour prévenir Inéa et la ville fut sauvée grâce aux informations obtenues grâce au sang de ma guilde. En effet, les autres membres périrent en défendant la ville. Je fus laissée pour morte par les ennemis. Après les combats, les guérisseurs qui parcouraient les champs de bataille finirent par me trouver et je fus sauvée par les onguents de Pontanel.

Ma blessure fut longue à guérir et je décidai d’abandonner ma fonction de gardienne des âmes, n’ayant pas l’envie de rejoindre une autre guilde. Je quittai Inéa une fois sur pied et m’établis sur le continent de Kharak, dans les Mornes Plaines. Maître Pontanel me demanda alors de le fournir en plantes et je vécus tranquillement de mes talents de récupératrice.

Je finis par chasser ces souvenirs pour accomplir ma mission. Je repérai les fleurs à cinq pétales caractéristiques de l’herbe sanglante, m’installai et patientai jusqu’au moment de les recueillir. Peu après la tombée de la nuit, les pétales jusque là clos s’ouvrirent pour libérer leur pollen rouge maléfique. Il fallait que j’attende que la fleur ait libéré tout son pollen pour la récolter. Ce pollen provoque des hallucinations et peut s’attaquer au système nerveux, il faut donc s’en protéger par des incantations qui créent une barrière de protection magique. C’est une tâche qui demande une grande concentration, d’autant que s’il reste du pollen dans la fleur, celle-ci est un poison au lieu d’être un remède.

Je m’acquittai donc de ma tâche avec le plus grand soin. J’avais terminé quand je vis apparaître devant moi des ombres. Je me demandais qui pouvait être assez téméraire pour traverser un champ d’herbes sanglantes après la tombée de la nuit. Mais je m’aperçus bien vite que ces ombres ne risquaient plus rien : il s’agissait de mes compagnons de jadis. Leur présence amicale m’entourait, Herakie se détacha du groupe et me dit : « Aziah, tu dois reprendre ta mission… tu es plus qu’une récupératrice ! Tu dois suivre ton destin et redevenir une gardienne des âmes. » Le groupe des ombres se fit plus flou et prit une nouvelle forme : celle d’un chien à trois têtes entouré de flammes.  Je compris alors que je devais suivre ma destinée : je retournerai à Bernica mais avec mes armes en plus de mes plantes et je me joindrai aux Inferno Sanglant !
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Arrelia

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Dim 6 Aoû - 19:14

Je m’excuse d'avance pour les éventuelles fautes x'D , on se refait pas, mais l'effort y est :p .

Errant sans fin dans la vallée;
Mon arme pour seule alliée;
Au loin, deux aventuriers bravant le danger.

À bout de souffle;
Épuisée par ma longue route;
Je souffre.

Haute comme trois pommes;
Un mage me talonne;
Dans son groupe, il me réquisitionne.

Telle une tornade;
Ce fut une belle bastonnade;
Les monstres finirent en marmelade.

Chef borné;
Voulu m'invité;
Je ne fis que refuser.

Tant de persévérance;
On eut raison de mon indifférence;
La fière gardienne accepta son adhérence.

Aux infernos, toujours fidèle;
Je devin membre officiel;
Grâce à des personnes exceptionnelles.
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DarkPhenyx
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Lun 7 Aoû - 16:00

Le début d'une Ère




L'histoire que je vais vous conter sait passée il y a de cela 2 ans à quelques jours près.

Un jeune garçon dirigeait une petite troupe qu'il avait fondé dans le but de servir son Seigneur, Hadès, dans la Guerre des Enfers.
Ce corps armée se faisait appeler Versus Inferno.

Les Versus Inferno livrèrent maintes et maintes batailles contre les usurpateurs et les traitres. Les ennemis d'Hadès étaient également les leurs et ils n'éprouvaient aucunes pitiés envers eux.
La dernière bataille qui conclua cette guerre fut des plus terribles.
Chaque camps envoya toutes ses forces à l'assaut, au coeur même des Enfers.
Phenix, le seigneur des Versus Inferno en fit de même. Le fracas des épées, l'éclat des boucliers, les gémissements des blessers et des mourants, et les hurlements guerriers s'étalaient sur le champs de bataille !
Les cadavres, par centaine s'entassaient. Les âmes sortant se faisaient happées par les combattants pour se renforcer et faire encore et encore plus de victimes.

Phenix perdaient de nombreux compagnons à mesure que le combat s'intensifiait. Ses dagues étaient tachées de sang. Les démons, les humains et autres créatures de cette affreuse lutte s'étrippaient pour la gouverne de ce monde.
Ne pouvant se résoudre à voir mourir encore et encore ses frères d'armes il se résolu à offrir son âme au Tartare. Cette créature milinéaire avait vu s'éteindre bien de civilisation au fil de sa longue existence.
Elle pouvait offrir en échange d'un sacrifice un tribu. En échange de l'âme du haut serviteur d'Hadès, il offrirait au dieu de la mort le pouvoir de surpasser ses opposants.
Hadès gorgé de cette énergie sans limite écrasa les Démons Dieux qui voulaient le contrôle des terres infernales.
La Guerre prit fin. Hadès fut élévé au rang de Dieu des Enfers et félicita les Versus Inferno pour le travail accomplis et l'aide qu'ils avaient fourni.
Tartare vint saluer le nouveau Roi. Il félicita la victoire et se trouva satisfait que cette guerre est pris fin. Il allait enfin pouvoir se reposer en paix.
Hadès lui demanda combien d'âmes Tartare souhaitait en échange de celle de Phenix.
"Un bon millier je dirais" dit Tartare. Son sacrifice ta permis de remporter cette guerre.
"Bien, prend celles que tu désire" répondit Hadès.

Trois jours plutard. Phenix était de retour au palais d'Hadès.
Il juera alors au Dieu des Enfers une fidélité sans limite et se vit confier la direction de l'armée des Enfers.
Phenix accompli le rituel pour devenir un Seigneur des Enfers. Il pactisa avec Hadès afin qu'il lui confèrent force et habilité pour les guerres à venir. Il sacrifia son oeil droit, décuplant la puissance de sa vision à l'oeil gauche.
Il serait le chasseur et les ennemis de son Maitre, les proies.
Pour la Gloire des Enfers il batit un Empire, il le batisa Inferno Sanglant.

Ce qui à commencer dans le Sang, doit finir dans le Sang.
Par le Feu des Enfers, nous détruirons nos Adversaires.
Pour la Gloire de notre Dieu, nous vaincrons les Cieux.
La Création des Inferno, ne sera qu'un Berceau.
La ou les Mourants, verront les Chevaliers Sanglants.
Franchir les Styx, aux côtés de DarkPhenyx !



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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Mar 8 Aoû - 12:01

Fin de l'Acte I Scène 1 !

Vous textes sont fabuleux Razz

Je vous invite à allez voter pour celui que vous avez préféré :

http://infernosanglant.forumactif.com/t182-vote-scribe-infernal-acte-i-scene-1#1898





Scène 2 :

Thème : Voyage sur une Ile Paradisiaque
Style : Poème


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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Ven 11 Aoû - 18:23

L'île de mes rêves

Cette île inespérée, ou le soleil rompt la mélancolie de mon cœur.

Le vent caresse ma joue, m'apporte la sérénité que j'avais perdue bien avant.

Un cocktail à la main, mon esprit trouve un renouveau là où les vagues s'échouent.

S'endormant paisiblement dans un éclat orangé, le soleil m’éblouis une dernière fois.

Alors que la nuit m'appelle, amarré au large, les étoiles illuminent le ciel d'un million d'éclats de lumière.

Le temps s'écoule comme l'eau, me rappelant que le retour est imminent.

Demain, il me faudra te quitter mais ton souvenir restera.

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Sam 19 Aoû - 14:08

My paradise

En un lieu reculé se dresse de magnifiques tourelles,
d'une blancheur étincelante à en perdre la raison,
seuls les plus audacieux iraient y brûler leurs ailes.
Aussi dangereux que merveilleux, peu y resteront.

Volant dans une mer où s'étant à perte de vue:
l'éther infini, aussi précieux que le courage
dont les simples d'esprit croiraient en un mirage,
pour moi c'est mon paradis, cette île perdue.

Nul ne connaît cette cité mis à part dans les songes,
l'eau des cascades reflétant la lumière tendre,
des rayons aux milles couleurs du soleil à faire fondre...
… oui réchauffer le cœur des plus  intenses mensonges.

Cet océan de nuages où l'astre s'apparente à un diamant,
n'est nullement un conte, mais réel pour tous ceux imaginant,
rêvant d'un monde idéal avec une liberté acquise.
Que chaque ange puisse voler et virevolter à sa guise.


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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Sam 19 Aoû - 14:16

Voyage dans les Cieux

Oh cieux chatoyants de milles feux,
L'éclat étoilé des constellations
Se reflète dans cet océan du grand bleu.
Monte en moi une certaine fascination,

Palmier et cocotier d'une couleur dorée,
Penchant sur les eaux vers une odyssée.
A l'approche de cette baie,
Je rêvais et m'envolais,
Dansant et chantant avec les oiseaux de feu,
Le vent emportant mes vœux,
La brise légère dans les cheveux,
Je suis comme sur un nuage,
Au dessus du sable des mirages.
Souverain de ces terres,
Admirant le soleil crépusculaire,
Faire resplendir les rayons,
Sur le splendide lagon.






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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Mar 22 Aoû - 21:12

Fin de l'Acte I Scène 2 !

Des magnifiques poèmes ont vu le jour *o*

Je vous invite à allez voter pour celui que vous avez préféré :

http://infernosanglant.forumactif.com/t189-vote-scribe-infernal-acte-i-scene-2





Scène 3 :

Thème : Cauchemar
Style : Libre
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Jeu 24 Aoû - 14:43

Le bruit

Que se passait-il ? Quel était cet endroit ? Pourquoi faisait-il si froid ?
 Aucune réponse ne me venait, ma tête était comme vide. J'étais allongé sur un sol dur et froid,en chien de fusil. La première chose que je vis quand j'ouvris les yeux fut un mur de pierre grise, ou plutôt, je le distinguai, car la pièce était noyée dans l'ombre. Mon corps me faisait mal, combien de temps étais-je resté allongé là ? Là encore, aucune réponse ne vint à moi. Je me relevai, transi et endolori, cherchant des yeux n'importe quel indice me permettant de savoir ce que je faisais là, mais il faisait beaucoup trop sombre pour voir l'entièreté de la grotte dans laquelle je me trouvais. Aucune lumière ne filtrait, pourtant, la grotte était légèrement lumineuse, comme si les murs de pierres produisaient eux-mêmes une légère lueur. Intrigué, je fis le tour de l'endroit, sondant les murs froids avec mes mains.
 Après un temps qui me parut bien long, je trouvais un tunnel s'enfonçant un peu plus bas dans la roche. N'ayant aucune autre option, je ne pouvais que l'emprunter, pensant que ce devait être par là que j'étais arrivé. Je m'enfonçai donc dans ce sinistre couloir, dont je n'arrivai pas à voir la fin à cause d'un tournant au loin. Pendant le chemin, j'essayai de me souvenir de ce que j'avais vécu avant d'atterrir ici, mais je vis avec horreur que je ne me rappelais rien, c'était comme si je n'avais pas de nom, pas de passé, et pas de futur. Je regardais mon corps, mais il m'étais comme étranger, et c'est à ce moment là que je remarquai que j'étais nu. Je ne voyais qu'une peau rouge, je n'arrivais même pas à savoir si j'étais un homme ou une femme, mon cerveau ne fonctionnait plus du tout. Tout ce que je savais, c'était que j'étais dans une grotte sans raison apparente.
 Le couloir de pierre semblait s'éterniser. Sans aucun moyen de mesurer le temps, j'avais l'impression que plusieurs jours s'étaient écoulés depuis ma sortie de la grotte, mais je ne ressentais aucune fatigue, aucune faim. La tension montait peu à peu. Le couloir ne faisait  que descendre dans les profondeurs, la luminosité se faisait de plus en plus basse, je craignais de ne plus rien voir dans quelques instants. Comment un tunnel s'enfonçant dans la terre pouvait mener à une sortie ? Cette question me tournait de plus en plus souvent dans la tête, mais ce passage était le seul moyen de sortir, c'était obligé, je n'avais vu aucun autre couloir mis à part celui que j'empruntais. Avais-je loupé quelque chose ? Un autre couloir était-il caché dans un repli de roche et je ne l'avais pas vu ? Je grelottait de plus en plus, n'ayant rien pour me couvrir. La tentation de rebrousser chemin me tenaillait, mais je n'abandonnai pas. Je devais savoir jusqu’où ce couloir menait.
 Ce n'est que bien après que je commençai à entendre le bruit. Ce fut tout d'abord un bruissement lointain et ténu, tellement ténu que je le remarquais quand il commença à forcir. Le son se répercutait sur tout les murs, je n'arrivai pas à savoir de quel côté il venait, et je n'arrivai pas à l'associer à quoi que ce soit. Je continuai néanmoins, toujours éclairé par cette faible lueur, qui n'avait plus diminué depuis un bon moment. Le bruit se fit de plus en plus fort, et je sentais une peur insidieuse monter en moi. Dans un recoin de ma tête, une petite alerte s'était déclenchée inconsciemment. Je ne connaissais toujours pas l'origine du bruit, mais je devais le fuir. Mais comment fuir quelque chose sans savoir d'où il vient ? La seule chose plausible était qu'il vienne d'en face, étant donné qu'il n'y avait rien dans la grotte. Je commençai donc à rebrousser chemin. Mais à peine avais-je tourné les talons que le bruit sembla accélérer. J'avais commencé à marcher, mais je me mis rapidement à courir, craignant pour ma vie, la peur se faisant de plus en plus présente dans tout mon corps.
 La peur me donnait des ailes, le bruit résonnait de plus en plus fort, et je commençai à percevoir des cliquetis, comme si mon poursuivant était une énorme araignée. Tout ce que je voulais, c'était retourner dans la grotte. Elle était devenu comme une sorte de sanctuaire que je devais à tout prix rejoindre. Mais le tunnel semblait interminable, et le bruit toujours plus proche. Je regrettais amèrement de m'être autant enfoncé, je craignais de ne plus revoir la lumière du jour.
 Soudain, je la vis, une lumière plus forte, une débouchée vers la sécurité. Mais en même temps, j'entendis le bruit plus fort que jamais. Je jetai un coup d'oeil fébrile derrière moi, et je manquais de m'étaler par terre. Je vis avec effroi une sorte de pâte gélatineuse progresser dans le couloir à une vitesse folle. Les cliquetis ne provenais pas de pattes, mais de plein de chélicères provenant d'innombrables bouches. Des trous suppuraient d'un liquide jaunâtre et empestaient d'une odeur horrible. Il me semblais voir des yeux apparaître de temps en temps, puis se renfoncer dans l'amas. Tout dans cette chose puait la peur, une peur indicible. Cette créature de cauchemar avait faim, et j'étais la proie. Mon regard se focalisa sur la lumière que je voyais, retenant une bile brûlante de remonter de mon estomac.
 J'avais l'impression que je n'avais jamais couru aussi vite. Le sol sous moi était flou, mais la lumière ne semblait jamais se rapprocher. Elle semblait même s'éloigner. Je jetai à nouveau un regard vers ce qui me poursuivait, et je la vis horriblement proche. Seuls quelques mètres me séparaient d'elle, et elle continuait de boucher l'écart. Une larme commença à couler sur ma joue, je ne voulais pas mourir, je ne voulais pas sentir ces immondes petits bouches planter leurs crocs dans ma chair, je ne voulais pas voir ces yeux infects apparaître dans cette chair gélatineuse et me fixer avec voracité, je ne voulais pas sentir mon corps écraser par le poids du monstre. Les larmes se succédèrent tandis que la lumière rapetissait à vue d'oeil. Quelle sorcellerie pouvait permettre ça ? Comment pouvais-je m'éloigner d'un point alors que je courrai dans sa direction à toute jambes ? Je sentis un immense frisson dans le dos, mon pied avait frôlé quelque chose. Une seule solution possible, la chose était juste derrière moi. Je redoublais d'effort, les jambes brûlantes, les poumons en feu. Ma vue commença à se brouiller, je sentis le goût salé des larmes passant sur mes lèvres. Au sel se mêla le goût du fer quand je trébuchai, aveuglé, et que je me fendis la lèvre. Le monstre était sur moi. Il était plus léger que je ne l'avais cru, j'eu l'impression qu'on me glissai une couette sur le corps. Puis je sentis des dents se repaître de ma chair tendre, je sentis des morceaux de moi se faire brutalement arracher. Mon dos et mes jambes n'étaient plus rouge clair, mais rouge carmin. Je criai, je n'arrivai plus à me débattre. Son corps m'enveloppa et me retourna. Mes plaies touchèrent le sol en m'arrachant un cri. Je sentis encore et encore les bouches me mordre tout le corps, les yeux me fixant. J'étais sûr que ce monstre sa repaissait de ma douleur, qu'il aimait me voir crier. Je vis une des bouches s'approcher de la mienne, comme s'il voulait m'embrasser. Je ne sentais plus rien, mon corps n'était que douleur, mais c'était comme si mon cerveau avait coupé les ponts avec les nerfs et regardait de loin le massacre. La bouche hideuse s'accrocha du menton au nez. Je pouvais sentir une haleine fétide, une odeur de mort, de putréfaction, m'assaillir. Une dernière lame de douleur, de peur et de tristesse coula, et la bouche se referma.

 Je criai, haletante. La couette que j'avais sur moi fut envoyée au sol alors que je me levai. Je n'avais jamais fait de cauchemar aussi réaliste, j'en tremblais. On toqua à la porte de ma chambre. C'était l'aubergiste, il m'avait entendu crier, et craignait qu'on n'attente à la vie d'un de ses clients. Je le rassurai, lui assurant que je n'avais fait qu'un mauvais rêve, pendant que toutes les têtes qui étaient sortis de l’entrebâillement de leur porte disparaissaient, grommelant que leur nuit était foutue. Je refermai la porte et regardai ma lance, posée contre un mur. Moi, Myaluni, gardienne des âmes, je combattais tout les jours des abominations, alors elles prenaient leur revanche dans mes rêves.


Dernière édition par Myaluni le Ven 25 Aoû - 14:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Jeu 24 Aoû - 16:39

Des monstres cauchemardesques

Astérane se prélassait tranquillement dans son jacuzzi, un verre de rhum à portée de la main. Les bulles qui l’enveloppaient, l’aidaient à se délasser après les combats. En attendant que sa compagne le rejoigne dans l’eau, il rêvait les yeux clos. Ainsi, il repensait avec délice à toutes les archères qu’il avait tuées…
Un guerrier est toujours sur le qui vive, même dans son jacuzzi ! Il sentit qu’il était observé et ouvrit les yeux. Devant lui se dressait son pire cauchemar : un lama rose le fixait. Astérane vit avec horreur que l’animal n’était pas seul, d’autres lamas roses venaient d’apparaître et s’avançaient vers lui. Tétanisé par la peur, il s’imaginait déjà succombant sous les assauts baveux des terribles monstres… quand il s’éveilla trempé de sueur à cause de son cauchemar !!
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MessageSujet: Le cauchemar originel    Dim 27 Aoû - 0:30

Un cauchemar, n'est-il que le reflet de notre inconscient ? Une manifestation onirique qui nous délivre un message ?

Imaginez un instant, vous vous trouvez dans une clairière lumineuse entourée de larges chênes. Assis au centre, vous sentez le vent soulever délicatement vos cheveux. Le soleil brille, haut dans le ciel, vous pouvez même entendre des oiseaux gazouillés. Quel joli rêve !

Soudain le vent tourne, l'air devient lourd et malsain, chaque respiration devient un supplice.
De sombres nuages viennent voiler le ciel au-dessus de vous.
Alors que le temps s'assombrit, vous sentez une présence vous guettez derrière les arbres, vous n'avez pas le temps de vous focaliser dessus que le tonnerre gronde tel un tigre prêt à jaillir sur vous.

Un éclair déchire le ciel en deux et vient se planter à une dizaine de mètres devant vous, dans un déluge, la pluie s'abat.
Votre vision s’obscurcit et vous vous rendez compte que les gouttes qui vous tombent dessus, sont teintées de noir.

Avec les éclairs tombant de façon sporadique, deux choix s'offrent à vous ! Le premier nécessite de s'engouffrer dans les bois, bien qu'une présence se faisant de plus en plus oppressante , y règne. Le second vous laissant libre d'éviter la foudre.
 
Prenant le seul choix valable, vous pénétrez à l'orée du bois. 
À chaque enjambée, la présence qui jusque-là ne faisait que vous épier devient au fur et à mesure plus menaçante. 

À peine avez-vous dépassé le premier arbre, que vous sentez une pression intense au niveau du cou. Cette force vous cloue contre un arbre, obligeant votre corps à réagir violemment suite au manque d'oxygène.
Vous vous débattez, tout en essayant d’agripper votre assaillant, sans succès. Rien ne se tient devant vous. Alors que votre corps abandonne, votre vue se brouille et l'étau se desserre délicatement. 

Brusquement, l'air engouffre vos poumons, vos yeux s'ouvrent, l’adrénaline se diffuse dans votre corps provoquant une tachycardie. Vous vous redressez subitement pour reconnaître dans l'obscurité, votre chambre, sentant que vos draps sont humides, vous posez les pieds par terre et allumez la lumière.
Pris de stupeur, vous tentez de frotter vos yeux, mais le spectacle devant vos yeux est bien réel. Vos mains laissent des traînées noirâtres sur votre peau, les draps en sont imbibé, pris de panique vous reculez contre le mur. La lumière que vous venez d'allumer met en évidence une ombre gigantesque face à vous. Petit à petit ses mains semblent se détacher du mur et avancer lentement vers vous.

Et si les cauchemars étaient réels ? Prédisant inconsciemment un danger imminent.
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Dim 27 Aoû - 13:05

On dirait du Lovecraft, Rere Smile
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Dim 27 Aoû - 21:39

ah bon ^^ pourtant je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire Smile
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Mer 30 Aoû - 16:23

Tu devrai, il est plutôt pas mal Very Happy Bon, il est parfois long dans les descriptions, et il utilise tout le temps des adjectifs comme "effrayant", "horribles" etc pour des trucs qui ne le sont pas tant que ça, mais sinon, il a inventé un de ces univers... ^^ Il existe aussi le guide du nécronomicon, qui présente toutes les divinités (gloire à Yig !! ), je me suis demandé d'où il pouvait tirer tout ça ^^
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Jeu 31 Aoû - 19:34

Nuit d'épouvante




Les paupières lourdes, je m'endormis aux cotés de ma chérie. Peu à peu, le sommeil m'emporta et je me retrouvais dans une pièce sombre. Une légère lumière lunaire filtrait au travers des barreaux de la fenêtre. Je sentais l'odeur du moisi émanant des murs souillés par l'humidité, de l'eau suintait des pavés et j'entendis des grouillements sous mes pieds. La pièce où j'étais enfermé m'était tout simplement inconnue. De mon point de vu, j'aperçus une silhouette, celle d'un homme sans doute, du moins d'après sa corpulence. L’obscurité ne me permettait pas d'en être certain mais je me fiais à mon instinct . L'ombre devînt de plus en plus limpide dès lors où mes yeux s'habituèrent à l obscurité environnante. Je pu nettement distinguer la pièce, avec soin je pris le temps d'observer ce qui m'entourait : des crochets de boucher étaient suspendu au plafond, des outils accrochés au mur (encore immaculé de sang ) ainsi que des objets destinés à la plus  monstrueuse des tortures. Une table se dressait dans un coin mais cela ne suffisait à dissimuler l’impressionnante diversité d'armes disposés dans la pièce. Devant cet homme se trouvait un brancard où une personne se débattait, sans nul doute pour sa survie. Elle était maintenue par des cordes au niveau des bras et des jambes ce qui rendait toute tentative d'évasion vaine.L'homme tourna la tête dans ma direction, il me regarda avec un large sourire puis s’écarta de la future victime, me montrant sa proie, en poussant un immense rire à glacer le sang.

Quand je vis la personne allongée, mon cœur se mit à s’emballer, mes bras tremblèrent, et je suffoqua dangereusement. Avec angoisse et désespoir, je me jeta sur les barreaux pour essayer de les briser. Mon corps tout entier était en sueur, je me mis à crier de douleur, mon cœur se déchirai devant l'inévitable qui allait survenir, je ne pouvais aider cette personne qui n'était autre que la femme que j'aime. Mes larmes et mes cris de supplices déclenchèrent l'hilarité chez cet homme. Il souleva délicatement le t-shirt de ma bien aimée et frôlant de ses mains, son ventre, presque comme une caresse. Il passa entre ses seins et remonta jusqu’à sa gorge. L'homme empoigna son cou avec une force insoupçonnée  et l'étrangla. Ses yeux exorbités reflétaient la souffrance qu'elle ne pouvait exprimer autrement. Proche de l'inconscience, il la lâcha. Un moment de répit bienvenu mais qui annonçait bien- pis. Ce dernier prit un scalpel dans sa main gauche puis s'approcha d'elle doucement trop doucement semblant presque se concentrer sur sa tâche à venir.

Soudainement le silence se brisa. Ce bourreau enfonçait délicatement sa lame dans son ventre et remontait jusqu’à sa poitrine. Il incisait toujours, ignorant les hurlements qui sonnaient comme une douce musique à ses oreilles. Pour moi ce n'était pas le même refrain, la douleur qu'elle ressentait retentissait dans mes tympans, je ne contrôlais plus mon corps, mes mains étaient couvertes de mon propre sang.Je ne sentais plus mes poings mais continuais de frapper encore et toujours afin d'enrayer l’insupportable. J'étais impuissant face à cette scène où je demeurais simple spectateur, incapable d'intervenir pour sauver un être cher. Les cris devinrent de simples râles d'agonies, la voir dépérir me fit sombrer dans le néant. Je me réveilla à cause du choc psychologique, mes yeux s'emplirent de larmes, et je m'empressa de chercher ma chère et tendre allongée à mes côtés.  Mais elle n'y était pas !

Horrifié, je sortis du lit avec terreur et parcourus la chambre des yeux avec désespoir. Elle n'était plus là, pourtant les draps gardaient encore son odeur ! Soudain la porte s'ouvrit sur la femme de ma vie. J'en eu le souffle coupé tellement je fus soulagé.


- Bah quoi ? J'étais parti chercher à manger ! Tu as fait un cauchemar ? Tu as vraiment une mine affreuse !

Mes yeux s'embuèrent à nouveau et je la pris dans mes bras, la serrant contre moi.
- Euh okey... j'étais juste parti prendre un petit encas , j'avais faim c'est tout.



Mon pire cauchemar? me demanderiez vous. Celui de perdre celle pour qui je donnerais tout.




Auteur: Astero
Adaptateur, Auteur du dialogue, Correcteur, Mise en pages: Etsukko
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Ven 1 Sep - 21:49

Journal du sujet 257

15 janvier 1857

Le soleil se lève fin je crois , j'en suis pas vraiment sûre. Mais d'après mon estimation et selon mes calculs il devrait être assez tôt. La lumière qui réchauffe, hum oui je connais, enfin je crois, après tout le seul éclairage dont je me souviens est celui se trouvant actuellement au dessus de ma tête.
Une seule et unique ampoule allumée 24 h sur 24. A se demander le coût en éléctricité, fin bref ça n'a pas l'air de les déranger. Sinon ils l'auraient éteinte fin j'imagine. Après tout j'en sais rien c'est pas mon problème, ça m'apporte juste le bénéfice d'une éventuelle discussion avec moi-même. Il y a aussi des caméras à chaque angle de la pièce. Un parfait carré, sans que l'extérieur s'imisce dans ma vie. Coupé du monde. Mais le monde m'observe, sans cesse, avec ces obectifs où les reflets de la lampe capte mon regard. Je vis dans cet endroit clos et étroit, où seule une lumière artificielle subsiste avec des murs d'un blanc impecapable. Comme j'aimerais les souiller mais je ne peux pas mes bras sont attachés autour de mon buste, parait-il pour que je ne me fasse pas mal. Mais pourquoi me ferais-je mal ? Je suis tout ce qu'il y a de plus censé et je ne veux pas souffrir comme tout être humain. Enfin je pense...

24 février 1857

On m'a interroger aujourd'hui , forcer à ingurgiter des médicaments pour parait-il me soigner. Me soigner de quoi ? Ils n'ont pas voulu me dire. Mais je trouverais !


25 février 1857

C'est bon j'ai la solution, il pense que je suis folle mais je ne suis pas de leur avis! Après tout qu'est ce qui leur fait penser ça ? Je reste seule dans cette unique endroit à fixer le mur du fond. Ils osent dire que ce n'est pas normal! Mais je leur ai expliqué qu'ils y avaient des ombres qui bougeaient ! Ce n'était pas moi qui rêvait ! JE NE SUIS PAS FOLLE ! Mais ils ne me croient pas... peu importe ce que je leur raconte. Pourtant je suis certaine d'être saine d'esprit , je ne suis pas fou ! Quoi que peut-être que si... ils me font perdre la tête...

4 mars 1857

Qui-suis-je ? Je ne sais plus ? Un homme une femme qu'est ce ? Et puis est-ce que j'éxiste vraiment ? Après tout ce n'est peut-être qu'un rêve ... Oui un rêve ... non ce n'est pas possible voyons ! Je suis réel puisque je souffre, mais la douleur ? Ai-je vraiment mal ?

Hum ouiii j'ai très mal !! c'est ce fichu numéro qui est écrit sur ma peau ! Mon poignet me démange arghhhh je peux rien faire ! DETACHER MOI !!!

26 mars 1857

257 257 257 , j'ai beau le tourner en boucle dans ma tête je comprend pas , pourquoi ce numéro ? C'est bizarre comme nombre après tout ! Pourquoi pas le 1 ? c'est plus beau le 1. Ils ont peut-être raison je délire, ou alors c'est normal de s'interroger sur ça ? Je ne sais plus, ce mur blanc me fait peur. Les ombres bougent beaucoup plus que d'habitude, ça m'effraie... Mais ils disent que je n'ai rien à craindre, que je suis en sécurité avec eux, mais je les crois pas. Je les crois plus. Ils me perturbent plus que de raison, je ne suis plus lucide, je veux m'arracher les cheveux , ils me gênent , je veux tout couper, tout.

Enfaite non je veux les garder , ils me protègent, les ombres ont dit qu'elles étaient mes amies , qu'elles étaient là pour me secourir des gens en blouse blanches ! Je ne sais plus à qui faire confiance.. je suis perdu.

15 decembre 1857

Je vais beaucoup mieux ! Enfaite les monsieurs qui viennent me voir ils existent pas ! Tout est dans ma tête j'ai tout compris ! Après je me rapelle plus trop, les ombres ont disparus, juste les caméras qui ont été enlevé et la lumière aussi qui vacille et qui clignotte, c'était juste mon cerveau qui imaginait tout ! Ou alors on m'a abandonné, on me déteste et plus personne veut me voir... Pas possible ça c'est étrange... je me sens pas trop bien ... J'ai envie de rire et pleurer ! Je me suis détaché !!!
Ahahah ! Et j'ai inventé un poème que je chante aux ombres ça donne :


prisons, murs et barreaux,
voilà un triste fardeaux.
asiles, calmants et coussins,
voilà un affreux dessein.
flammes, drogues et démons,
voilà de bien belles hallucinations.
enchainés, azimutés, camés, prostitués,
voilà vraiment la réalité.

Ps : et je vais vous dire un secret mais vous le dîtes à personne d'abord ce journal il est secret de secret !
Le monsieur qui venait me voir pour me donner des bonbons m'a dit que j'étais FOLLE ! Vous y croyez vous ahahh! c'est lui le fou qui ne voit pas les ombres et qui ne se protégent pas du monde extérieur !
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Lun 4 Sep - 19:09

Cauchemar du language

Cauchemar, ce mot aussi vague et flou que sa représentation. Comment savoir s'il y a cauchemar dans ce monde qui en porte l'effigit ? Est-ce un cauchemar dont je rêve ou la réalité ? A quel moment vous distinguez vous le vrai du faux ?
"Sacré dissert que nous avons eu ajourd'hui" se dit un elève, un parmi tant d'autres, fondu dans une foule d'êtres aussi différents les uns que les autres.

                                                            **********************

La nuit emporte les esprits, elle amène à la croisé des mondes. Dans un espace temps variable et modelable. Certains ci perdent, d'autres voient leur voeux exaucés pour l'espace d'une nuité.

                                                                *****************

Les contours flou, la vue brouillée, il distingua à nouveau le monde tel qu'il était avant son sommeil.
De fins rayons de soleil matinal passaient par l'entrebaillement des volets et le tiraient de son lit douillet.

Il prit son téléphone s'apprêtant à voir les nouvelles de la nuit. Mais, il eut beau tenté de les lires il n'y parvenait pas. Il laissa tomber en marmonnant. Il n'avait pas beaucoup dormis il regarderait plutard.

Après un rapide brin de toilette et 2-3 tartines de brioche (au nutella attention ! xD) il sorti dehors et marcha en direction du parc ou il devait retrouver ses amis. Les passants le saluaient mais il ne comprenait pas un traitre mot de ce qu'ils lui disaient, il continuait son chemin les saluant simplement.
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DarkPhenyx
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Lun 4 Sep - 20:08

Fin de la Scène 3 !

Vous pouvez voter pour le texte que vous avez préféré, qui vous a fait le plus frissonné ? ou envoûté ?

http://infernosanglant.forumactif.com/t196-vote-scribe-infernal-acte-i-scene-3#2000






Scène 4 !

Thème : Raconter un fait divers irréel
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Myaluni

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Sam 9 Sep - 14:40

Flash spécial !

 Aujourd'hui, aux alentours de 10h, dans le petit village de Troulala, dans la commune de Météou, le malheur à frappé. En effet, le musée de la Carotte à été cambriolé en plein jour, par deux malfaiteurs portant un masque de lapin et un string porte-jarretelles. Plusieurs oeuvres ont été dérobés, dont une carotte de plus de 300 ans, on dit qu'elle aurait appartenu au président Lapinou, très connu pour son attrait pour cet aliment, ainsi que pour la beuh. La police est sur les dents pour le moment, les malfaiteurs n'ayant laissé quasiment aucun indice derrière eux; seul un slip mal lavé à été retrouvé, mais le doute plane sur le fait qu'il ai appartenu à l'un des cambrioleurs.
 Nous vous tenons comme d'habitude au courant du déroulement de l'enquête, je vous dis à bientôt et je vous laisse avec Mimine Patate pour la météo.


Dernière édition par Myaluni le Lun 11 Sep - 16:37, édité 1 fois
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Etsukko

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Dim 10 Sep - 20:52

Et Maintenant la météo présenté par Mimine Patate !

alors à Troulala la météo reste mitigé avec des nuages sur la partie ouest du village. Au sud où se trouve le musée le temps est maussade et il le restera à cause de la dépression venant du Nord. A l'est par contre des éclaircies seront prévus en début d'après-midi et permettront aux vacanciers de profiter du lac Patato.
Sur ce passer une bonne soirée en compagnie des présentateurs Arrélia et Darkphenyx pour un documentaire inédit sur les pigeons voyageurs.

Demain nous fêterons les Asterobelix !
et le soleil se lèvera à 06:48
A demain sur Patatnews !


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Myaluni

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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   Lun 11 Sep - 16:38

Sorry, j'ai corrigé :p Et oui, désolé d'être ma victime, j'espère que tu ne m'en veux pas :3
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MessageSujet: Re: Le Scribe Infernal Acte I   

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